ZURTEK reconstruit la structure en bois de la tour Ondiz à Leioa

Zurtek termine les travaux de reconstruction de la structure en bois de la tour Ondiz à Leioa en Biscaye, réalisés sous la direction du cabinet d’architecte Disaro S.L.P.

  La tour d’Ondiz

Estructura de Madera

La tour d’Ondiz se trouve dans le secteur est de la colline d’Elexalde, sur une petite terrasse pentue proche de l’estuaire du Nervión. La vue imprenable dont elle dispose sur les environs et sur le chemin qui devait passer devant sa façade font de sa situation un emplacement privilégié. Ce chemin venait de Plentzia en passant par Algorta et se dirigeait vers l’estuaire.

 L’aspect de la tour de Ondiz au commencement des travaux était celle d’une ferme, à cause de la non conservation de la hauteur originelle et de certains ajouts. De plus, la construction de pavillons et divers édifices à ses alentours donnait au lieu l’apparence d’une petite bourgade abandonnée dédiée à l’agriculture.

L’abandon était quasi-total. Les ajouts de la façade avant (est) avaient perdu leur partie supérieure qui créait l’atrium de la ferme, et les structures adossées à cet élément étaient conservées comme un négatif du corps disparu. La couverture à deux pentes présentait un état de détérioration critique et la charpente intérieure était pourrie. L’abandon de sa fonction résidentielle pour une utilisation agricole pourrait avoir contribué à cette détérioration progressive.

Il ne restait rien de la structure bois interne. À l’origine, celle-ci devait être constituée de solivages soutenus par au minimum deux piliers situés selon l’axe transversal de l’édifice : ceux-ci soutenaient des poutres dans le sens longitudinal, qui elles-mêmes soutenaient les solives sur lesquelles étaient clouées les plaques formant le plancher.

Finalement, Ondiz arborait une couverture à deux pentes bien loin de l’originelle à quatre versants. Cette différence est probablement dû à la fragmentation intérieure actuelle venant d’une dernière réforme du vingtième siècle.

Évidemment, rien de tout cela n’est conservé. En fait, même les actuels planchers ne correspondent pas à la hauteur de ceux d’origine. Aujourd’hui, Ondiz dispose au rez-de-chaussée de deux murs porteurs longitudinaux formant un couloir central qui conduit de l’entrée principale à la porte arrière. Sur ceux-ci reposent des solives qui, à leur extrémité, s’encastrent dans les murs latéraux. Dans les étages supérieurs, les murs porteurs sont remplacés par des poteaux. Tout cela semble être le fruit d’une rénovation tardive du XIXème siècle ou, plus probablement, du XXème.

 

Avant de commencer les travaux de rénovation d’Ondiz, nous sommes partis de l’idée selon laquelle Ondiz n’est pas une véritable tour. Nous croyions que nous étions devant une modeste tour-château, ou devant une maison de noble. Selon J.M. González Cembellin : « (…) Une construction descendante des tour dans sa conception générale et ses techniques constructives, mais qui a renoncé à certains de ses aspects les plus caractéristiques. Ainsi, plutôt que le volume vertical des tour, les tour-châteaux optent pour un volume plus cubique ; avec des murs plus fin (en partie grâce à la perte de hauteur qui rend inutile de telles épaisseurs) ; un plus grand nombre d’ouvertures qui sont de plus plus grandes ; sans une entrée principale à sécurité renforcée, pour les budgets plus faibles,…».

 De même, l’auteur déclare « … les tour-châteaux n’ont habituellement que deux étages alors qu’Ondiz dispose d’un salon supérieur, une salle permettant évidemment de multiplier les possibilités résidentielles de la maison, en même temps qu’elle la fait se rapprocher des véritables tour. Cette particularité nous permet d’inclure Ondiz dans un sous-groupe que nous avons nommé tour-château avec salle supérieure. Les exemples les plus remarquables de ce sous-groupe que l’on peut citer sont les « tour » de Urrutia (Sopuerta), Loyola (Azpeitia, Gipuzkoa) ou encore Jauregizar (Arraiotz, Navarre) et Donamaria (Navarre) ».

 Quant à la chronologie que propose l’auteur pour Ondiz, sa construction se rapprocherait du début du XVIème siècle, étant donné que toutes ces tour-châteaux sont postérieures à l’an 1500. Nous serions donc devant une construction de petite taille, rurale et modeste ; mais avec certaines prétentions comme en attestent les sièges, une maçonnerie de qualité sélectionnée dans certains secteurs particuliers et le balcon sud-est.

Une évolution postérieure l’a conduit à être transformée en ferme grâce à des ajouts sur la façade avant et des ouvertures supplémentaires, ce qui a dû se produire durant le XVIIème siècle. Suite à cela, les changements ont été plus espacés, comme les ajouts arrière qui ont pu être fait durant le XVIIIéme siècle, ou la dégradation de l’intérieur et la création de nouvelles ouvertures qui ont pu se produire durant les XIXème et XXème siècles, avec l’abandon de la fonction résidentielle.

Description des travaux

Toutes les actions prévues par le Projet d’Intervention Archéologique avaient pour but de minimiser l’impact des travaux sur la conservation du bâtiment, mais aussi de localiser de nouveaux éléments appartenant à l’édifice originel et aux différentes étapes d’occupation.

 

L’objectif des promoteurs était d’ajouter la tour au patrimoine de la municipalité en tant que nouvel espace culturel. Pour cela, il voulaient construire un nouvel immeuble dans le secteur nord qui accueillerait les services auxiliaires (ascenseur, escaliers, etc.) de la future installation, ce qui entraînerait l’ajout de nouvelles entrées dans la façade nord de la construction avec l’objectif de faciliter l’accès à la tour.

 

 Au moment d’intervenir sur la tour d’Ondiz, la mairie de Leioa a examiné plusieurs possibilités. Cependant, l’objectif principal était d’utiliser la tour comme futur espace dédié aux activités socio-culturelles. L’idée principale était donc de sauvegarder la structure originelle de l’édifice. On projeta la réalisation d’un édifice annexe qui contiendrait les accès et les services nécessaires, avec accès à la tour par la façade nord (une des plus détériorée). Pour cela, on démolirait tous les ajouts et adossements postérieurs à l’édification originelle de la tour, ainsi que l’actuelle structure intérieure, qui en plus d’être en ruine ne présentait aucun intérêt. Il faudrait ensuite consolider la structure actuelle en la respectant au maximum. L’assainissement et la consolidation des zones où la maçonneries était endommagée se fit sous contrôle archéologique. Ainsi, la ruine a été transformée en un édifice avec de nouvelles fonctionnalités, tout en conservant en grande partie les façades et agencements originels.

 

Construcción en Madera

Les travaux de rénovation et de réhabilitation ont été menés à bien par l’école professionnelle locale et par Zurtek, qui s’est chargé de toute la structure en bois de l’édifice, des planchers jusqu’à la charpente.

 

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